
Thématique : Les écrivains
Victor HUGO (1802 - 1885)
Victor Hugo voit le jour à Besançon, le 26 Février 1802. Son père Léopold, né à Nancy, est général, la famille Hugo est ainsi amenée à parcourir l'Europe. Dés 1812 Sophie, sa mère quitte son époux et retourne vivre à Paris, aux feuillantines.Victor est passionné par les lettres et proclame : « Je veux être Chateaubriand ou rien », il n'a que 14 ans.
A la mort du Duc de Berry, en 1820, il compose un recueil poétique, Odes qui lui vaut une pension de la part du roi Louis XVIII. Sa mère disparaît en 1821 et son père se remarie immédiatement. Cette même année Hugo publie," Odes et Poésies diverses".Il épouse Adèle Foucher en 1822, qui lui donne une fils, Léopold en 1823, une fille, Léopoldine en 1824 (suivra Charles en 1826, François-Victor en 1828 et Adèle en 1830.).
Il est fait chevalier de la légion d'honneur et approuve l'avènement de Charles X à la tête du pays, ses idées politiques allant dans le même sens.Après un deuxième recueil d' "Odes et Ballades", il publie "Cromwell", un drame en vers et "Les Orientale"s (en 1826). La représentation d'"Hernan"i en 1830 déclenche une guerre ouverte entre les poètes de la mouvance classique et les nouveaux romantiques.Le triomphe de la pièce fait de Victor Hugo le chef de file des Romantiques. En 1831 paraît, " Notre Dame de Paris" qui assoit son succès.
La vie sentimentale de Victor Hugo est plus complexe : Adèle, sa femme, vit une relation avec Sainte Beuve. En 1833 le poète rencontre l'actrice Juliette Drouet qui devient sa maîtresse. Il effectue quelques voyages en France en sa compagnie.En 1838, Ruy Blas est joué au théâtre de la Renaissance.Après trois tentatives infructueuses, Victor Hugo rentre à l'Académie française en 1841 . Sa sensibilité politique monarchiste a évolué vers une tendance libérale et un attachement à Napoléon 1er.En 1843 un drame le touche, sa fille Léopoldine et son gendre Charles Vaquerie se noient dans la Seine. Il apprend la triste nouvelle par le journal. Son deuil se répercute sur l'écriture qu'il abandonne trois années durant.En 1845, il est nommé Pair de France par Louis Philippe mais un scandale personnel (flagrant délit d'adultère) vient ruiner cette reconnaissance publique.Il se retire et entame l'écriture des " Misérables" En juin 1848 il est élu député de Paris à l'Assemblée constituante et soutient la candidature de Louis-Napoléon Bonaparte à la présidence de la République.
Il renie ce choix en 1849 et prononce un discours sur la misère qui l'oblige à l'exil en Belgique.En 1850, il récidive ses pensées et prône la liberté d'enseignement, la liberté de la presse et le suffrage universel.Le 2 décembre 1851, Hugo tente vainement de s'opposer au coup d'Etat de celui qu'il appelle Napoléon le petit. La réponse de l'Empereur est l'exil du poète, il rejoint Jersey puis Guernesey.Sur ces îles anglaises il écrit, "La légende des siècles", "Les misérables", "Les contemplations" et s'intéresse au spiritisme.
En 1859 Napoléon III amnistie les proscrits mais Hugo rejoint la Belgique et non la France puis retrouve Guernesey."Les Misérables" paru en 1862 à Paris connaissent un franc succès.Adèle sa femme meurt le 27 août 1868 alors que son petit-fils Georges était né le 16 août 1868. En 1870 la République est proclamée, Victor Hugo consent enfin à retrouver la France.
A son retour d'exil, il est acceuilli par plus de cent mille personnes qui l'acclament à son arrivée à la gare du Nord. Il est élu député républicain mais démissionne. Il choisit de se consacrer à sa famille, deux petits enfants et écrit : "L'art d'être grand-père". Il retourne alors à Guernesey. Il retrouve la politique en 1876, il est élu sénateur et demande l'amnistie des Communards.En 1878 il fait une congestion cérébrale, il vit à Paris avenue d'Eylau mais n'écrit quasiment plus. Pour son quatre-vingtième anniversaire un vibrant hommage est rendu au poète avenue d'Eylau où les parisiens défilent sous ses fenêtres pendant toute la journée.Sa muse de toujours s'éteint avant lui : Juliette meurt en 1883. Victor Hugo meurt le 22 Mai 1885 à 83 ans, comme Goethe. Son corps est déposé le 1er Juin au Panthéon après des funérailles nationales les plus grandioses que la France ait connues depuis Mirabeau. Il a laissé une grande quantité d'œuvres inédites qui seront éditées après sa mort. En 1886, deux pièces sont données deux, le "Théâtre en liberté", et "la Fin de Satan".
Malgré le mot terrible d'André Gide : "Victor Hugo, hélas!", l'auteur des misérables reste notre plus grand poète.