Scriptura Editions - Autographies des plus grands personnages de notre histoire

Qui sommes-nous ?
Nos produits
Nos événements
Espace pro
Contactez Scriptura
Retourner à l'accueil

Recherchez un manuscrit autographe signé ou un personnage célèbre sur Scriptura


Nos produits

Manuscrits autographes signés regroupés par thématique


Nos partenaires

Fiche document : Mon cher papa

Hector BERLIOZ

Mon cher papa

Thématique : Les musiciens

Description

Référence : LAS 8275
Type de document : Reproduction d'un manuscrit autographe signé
Date du document : 16 mai 1828
Taille du document : 2 pages de 20cm x 26 cm
Tirage limité à : 500 exemplaires

Prix TTC : 14,00 €

Contexte historique

Au mois d’avril 1828, Berlioz a décidé de donner un concert de ses oeuvres et, pour cela, souhaite obtenir le prêt gratuit de la salle du Conservatoire. Animé par une volonté inflexible quand il poursuit un but, le musicien fait le siège de Cherubini, le directeur du Conservatoire. Peu complaisant à l’égard de ses jeunes confrères, pour s’en débarrasser, Cherubini lui conseille de solliciter le Surintendant des Beaux-Arts, le vicomte de La Rochefoucauld.

Simple avis que Berlioz dans sa lettre à La Rochefoucauld transpose en recommandation. En même temps, il se fait appuyer auprès du Surintendant par des amis influents. ""Si une main puissante ne vient pas à mon secours, je crains de me consumer en stériles efforts"", écrit Berlioz au vicomte. Celui-ci ne brille pas par son intelligence, I’allusion à ""la main puissante"" I’a flatté : il accorde la salle. Furieux d’avoir été berné, Cherubini s’efforce d’empêcher la réalisation du projet.
Berlioz, toujours aussi décidé, contre-attaque dans une nouvelle lettre au Surintendant : ""Si M. Cherubini ne m’avait pas dit ""il faut demander à M. le vicomte de La Rochefoucauld, je ne vous aurais pas importuné comme je le fais..."" Berlioz a visé juste en spéculant sur la vanité du vicomte qui n’admet pas que ses ordres soient discutés ; le musicien obtient le prêt de la salle et en avise aussitôt les principaux journaux parisiens.
Mais il a épuisé toutes ses ressources pour monter l’opération. D’où cette demande d’argent à son père. Le docteur Berlioz se laissera faire et le concert se déroule avec un vif succès le 26 mai devant une salle... hélas aux trois-quarts vides, ce qui ne permettra pas à Hector de rembourser son père.

Texte du document

16 Mai 1828

Mon cher papa



Je suis dans le moment critique ; le jour de mon concert approche.
Après d’innombrables difficultés que j’ai vaincues successivement, j’ai tout lieu d’espérer que je m’en tirerai à mon honneur.
Mr De Larochefoucault m’a accordé la grande Salle de l’école Royale de Musique, la plus commode et la plus avantageuse de Paris ; elle est aussi la plus économique. Quelques démarches ont été faites auprès de lui par le directeur de l’école, pour l’empêcher de me l’accorder. Heureusement, je l’ai su à temps et d’après une lettre que j’ai écrite à Mr De Larochefoucault, il a sur le champ envoyé l’ordre de mettre la Salle à ma disposition.
Mr Chenevau, député de l’Isère et Mr Le comte Chabrillant, parent de Mr De Larochefoucault m’ont beaucoup servi dans cette négociation. A présent que le directeur de l’école voit que Mr De Larochefoucault me protège, il me fait très bon visage, il vient même ce matin de mettre à ma disposition, tous les élèves des classes de chant. Je me suis arrangé ce matin avec le fermier du droit des indigents qui prélève le quart de la recette des concerto publics. Prenant en considération les frais que je suis obligé de faire pour les chœurs de l’opéra dont je ne puis me passer, il me laisse mes recettes complètes en lui payant 150 francs la veille du concert. Si vous pouvez m’aider là-dedans je vous prie de le faire, car mes finances sont extrêmement basses et je ne pourrai absolument pas lui payer cette somme le samedi 24 mai si vous ne m’envoyez pas de l’argent avant cette époque. Je rougis de vous en demander si souvent, mais j’y suis forcé par ma position.Je n’ai pas un instant à perdre pour mettre ma lettre à la poste, d’ailleurs j’ai encore à courir toute la journée.
Adieu mon cher papa, dans quinze jours, j’espère que vous recevrez de moi de bonnes nouvelles.
J’embrasse maman et mes sœurs et frère.
Votre affectionné fils
H. Berlioz

Paris, ce 16 mai Vendredi
Rue de richelieu n° 96
Mon concert aura lieu dimanche 25 mai, jour de la pentecôte.






16 th March, 1828


Dear dad

I am in the decisive moment; the day of my concert is coming soon. After innumerable difficulties that I successively overcame, I have everything for hopping to come out of it with flying colours.
Mr. De Larochefoucault granted to me the great hall of Royal School of Music, the most comfortable and advantageous in Paris, the most economical too. Many steps have been done by the headmaster of the School in order to avoid him to grant it to me.
By chance, I knew it on time and according to a letter that I wrote to Mr. De Larochefoucault, he immediately sent the order to put the house at my disposal.
Mr. Chenevau, Member of Parlement for the Isère region and Mr. Le comte de Chabrillant,a relative of Mr. De Larochefoucault have been very helpful in this negotiation. Since the headmaster of the School sees that Mr. De Larochefoucult protects me, he is being very nice to me, even this morning he has just put at my disposal all the students of the singing classes. This morning I made an arrangement with the farmer of the law of the destitute who deducts a quarter of the incomings from the public concerto.
Taking into consideration the expenses that I must face for the chorus of the opera that I can’t avoid, he leaves me my whole receipts and I must pay him 150 francs the day before the concert.
If you could help me with that, I beg you to do it since my finances are really low and I will not be able to pay him this amount of money on Saturday 24th March if you do not send it to me before then. I am ashamed of asking you for money so often but I am forced to it because of my position.


I have no time to lose to be able to send this letter. By the way, I still have to run the whole day.

Good bye dear dad, I hope you will receive good news from me two weeks.

I send kisses to mum, sisters and brother.

Your beloved son

H. Berlioz

Paris, this Friday 16th of May
Rue de Richelieu n° 96
My concert will take place on Sunday the 25th, at Whitsun

Prix TTC : 14,00 €

Manuscrits autographes signés

Déjà client ?



Votre panier

Votre panier est vide.

Carte Bleue MasterCard Visa
Paiement sécurisé par Paybox

Les nouveautés

Le manuscrit autographe signé du mois

Reproduction d'une pièce autographe
17 cm x 22 cm
14,00 € Commander

Informations pratiques