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Fiche document : Mon cher Gasparini

Hector BERLIOZ

Mon cher Gasparini

Thématique : Les musiciens

Description

Référence : LAS 15653
Type de document : Reproduction d'un manuscrit autographe signé
Date du document : 2 janvier 1867
Taille du document : 14 cm x 21 cm
Tirage limité à : 500 exemplaires

Prix TTC : 14,00 €

Contexte historique

Cette lettre est typique de l’attention que Berlioz porte aux jugements de la presse sur son oeuvre. Il n’a plus que deux années à vivre ; il est accablé par la maladie, mais il ne néglige pas pour autant ce qu’on écrit à son propos. Ce Gasparini a prononcé deux ans plus tôt une conférence sur Les Troyens où il n’a pas ménagé les compliments. Depuis il a écrit plusieurs articles favorables au musicien que celui-ci a appréciés. Si Berlioz déplore que son correspondant ne se soit pas trouvé à Vienne, c’est parce qu’il y a dirigé, quinze jours plus tôt, I’exécution de la Damnation de Faust dans son intégralité, qui lui a valu onze rappels. Le lendemain un banquet présidé par le prince Czartoryski a réuni cent soixante personnalités viennoises qui ont rendu hommage au musicien. Pourtant, son séjour à Vienne, comme les répétitions de l’œuvre, ont été pour lui un véritable calvaire en raison de ses souffrances. Mais le jour de la représentation, la musique une fois de plus, a opéré sur lui ses sortilèges ; il a dirigé la Damnation avec le dynamisme et la vigueur d’une jeune homme. Il a malheureusement payé cette débauche d’énergie dès son retour à Paris, comme il l’annonce à Gasparini. Durant les deux dernières années de sa vie, Berlioz, après chaque concert devra garder le lit... d’où il se relèvera à chaque fois que la musique le réclamera, nouvel exemple de la volonté qui l’animera jusqu’à son dernier jour.

Texte du document

2 janvier 1867


Mon cher Gasparini
Je voudrais bien aller vous voir et vous remercier, mais je suis toujours cloué dans mon lit, j’ai souffert ces jours-ci tous les tourments de l’enfer et rien ne m‘est encore plus impossible que de sortir.
Alors je vous écris ces dix lignes pour vous envoyer mille amitiés. J’ai vu ce que vous avez inséré dans la Liberté. Merci donc, je vous serre la main. Malheureusement vous n’étiez pas à Vienne……

A vous, H. Berlioz





January 2th, 1867
Dear Gasparini
I would like to come and see you and to thank you, but I am still confined to bed, over the last few days I have been suffering hellish agonies and nothing is less possible to me than going out.
So I am writing to you these ten lines in order to send you my best wishes. I saw what you have inserted in the “Liberté”. Thank you then, I shake your hand. Unfortunately you were not in Vienna……

Sincerely yours, H. Berlioz

Prix TTC : 14,00 €

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