
Thématique : Les écrivains
Alphonse DAUDET (Nîmes, 1840 - Paris, 1897)
A la suite de la ruine de son père, Alphonse Daudet doit travailler comme répétiteur au collège d'Alès. Cette pénible expérience, constituera la matière autobiographique de son premier roman, "Le Petit Chose" en 1868. Il écrit des nouvelles et des contes, "Le Roman du Chaperon rouge" en 1862, et subit plusieurs échecs au théâtre. Les "Lettres de mon moulin" en 1869, qu'il écrivait en secret depuis longtemps, lui confèrent brusquement la célébrité. Il y déploie un talent sûr de conteur provençal : ce sont des récits pleins d'une sensibilité, d'une vie et d'un humour qu'il accentuera ensuite dans "Tartarin de Tarascon" en 1872. Après la guerre de 1870, Daudet rapporte ses souvenirs dans les "Contes du lundi" en 1873, tandis que son drame en trois actes inspiré des "Lettres de mon moulin", "L'Arlésienne" en 1872, pour lequel Bizet écrit la musique, est un triomphe.
Puis Daudet s'oriente vers la littérature naturaliste. "Fromont jeuneé" et "Risler aîné" en 1874 est le premier roman où se repère cette évolution qui le rapproche de Zola ou des Goncourt. Dans "Le Nabab" en 1877, il exploite sa connaissance des milieux des affaires et de la politique. Ses derniers romans, regroupés sous le sous-titre de "Mœurs parisiennes", sont des tableaux de la vie parisienne dans différents groupes sociaux, les artistes dans "Sapho" en 1888, les académiciens dans "L'Immortel" en 1885. Le plaisir de conter est le même, peut-être seulement plus conventionnel ici, celui qui fit le succès ininterrompu d'Alphonse Daudet.